Virtualiser pour économiser Nos serveurs sont utilisés entre 5% et 15%; le reste du temps, ils attendent du boulot… tout en consommant!

La virtualisation est désormais l’initiative écologique la plus répandue, estime
Enterprise Management Associates à l’issue d’une étude menée en septembre 2008.
Le cabinet révèle aussi que la maîtrise de la consommation des serveurs reste la
méthode apportant le meilleur retour sur investissement, avec des économies de
l’ordre de 14%...
La virtualisation constitue une solution immédiatement disponible pour les dministrateurs
souhaitant réaliser des économies. Elle nécessite cependant des matériels supportant
cette fonctionnalité et un système d’exploitation capable d’implémenter la technologie. D’autre part, il est nécessaire de mettre en place un système de mesure de la consommation des équipements pour évaluer la situation actuelle.
Pour les promoteurs de la virtualisation, il y a urgence. Nos serveurs sont utilisés entre
5% et 15%; le reste du temps, ils attendent du boulot… tout en consommant jusqu’aux
deux tiers de leur consommation nominale. Idem pour nos PC. Logiquement, VMware a
intégré à ses solutions de virtualisation des technologies de gestion de l’alimentation
qui limitent la consommation énergétique des systèmes et leurs coûts en les éteignant,
ou en les ralentissant, quand ils ne sont pas utilisés. Simplement en éteignant
les serveurs et postes de travail lors des périodes d’inactivité, comme le soir ou
les week-ends, l’économie d’énergie se chiffre à 25% minimum, sans conséquences
pour les applications ou les utilisateurs. En remplaçant les PC par des «thin clients»,
comme le propose HP, les économies sont sont plus importantes encore: ces systèmes
consomment en moyenne 80% moins d’énergie (25 watts en moyenne comparativement
à 170 watts).
Ces ordres de grandeur peuvent être chiffrés précisément. Avec son simulateur en
ligne Hyper Green, Microsoft permet aux entreprises d’évaluer les économies qu’elles
pourraient réaliser grâce à la virtualisation: l’outil traduit les kWh économisés en
consommation électrique des serveurs et en refroidissement avec les économies financières conséquentes et leur pendant en terme de réduction des émissions de CO2.
Importante en 2008, l’«eco-efficiency» est en passe de devenir primordiale, note
Citrix. Devant la fluctuation incessante du prix du pétrole, la capacité à réduire sa
consommation d’énergie devient un atout essentiel pour contrôler ses dépenses dans
un contexte de crise économique. Mais il faudra intégrer l’effort dans une démarche
plus large: gestion des actifs, analyse des charges applicatives et vision des systèmes
informatiques à l’échelle de l’entreprise.




