
Interview de Guy De Smet par Solutions-magazine

Petite parmi les grandes, DS Improve capitalise sur sa différence pour croître.
Gestion de parcs informatiques, développement spécifique sur mesure, communication internet, externalisation de personnel… et R&D. Aujourd’hui, bien peu de PME du secteur (40 collaborateurs; 2 millions d’EUR en 2008) peuvent se permettre de développer une activité de R&D. DS Improve s’en fait un point d’honneur.
Cette année encore, l’entreprise bruxelloise y investira 20% de ses revenus! Ses domains de prédilection? Il en est un qui domine: les environnements 3D en temps réel. Et d’exploiter les Serious Games, ces techniques utilisant tous les ressorts des jeux vidéo pour un apprentissage spécifique en entreprise. En cours, notamment, une réalisation 3D pour le secteur immobilier -possibilité de se balader dans un quartier, de visiter des immeubles, des appartements. Clientèle cible: les professionnels du secteur -promoteurs, architectes, entrepreneurs…
“Les projets de R&D ne sont pas tous ‘on the hedge’, nuance Guy De Smet, CEO. Certains,
en phase directe avec nos activités quotidiennes, nous permettent de developer des produits ou services génériques. C’est ainsi que nous lançons la commercialisation d’un service de virtualisation en mode SaaS.”
Tirant de parti de son expertise dans les environnements Citrix, Datacore, Microsoft et VMware, DS Improve propose la virtualisation sous forme de service facturé par utilisateur. “De nombreuses entreprises ont compris l’intérêt qu’elles auraient à virtualiser, mais n’osent pas s’engager: choix de la solution, financement de celle-ci, contraintes techniques… c’est lourd! Avec notre offre, nous simplifions l’approche partant qu’il s’agit d’un service locatif agrémenté d’un SLA.” Premier client en date, Neos -cabinet spécialisé dans le recrutement et le placement d’informaticiens et d’ingénieurs.
A l’origine, l’expertise de DS Improve en virtualisation, que ce soit via l’activité de gestion de parcs ou le développement sur mesure. Au fil du temps, l’entreprise de Guy De Smet et Tor Holden a multiplié les références. Dernière en date: la consolidation partielle de trois data centers du Belnet, un marché remporté avec ACOServices, de Louvain-La-Neuve. Hauteur: 340.000 EUR sur quatre ans…
Pour Guy De Smet, ces partenariats sont importants. Que ce soit avec des entreprises très spécialisées ou des acteurs comme Siemens IT Solutions & Services ou Fabricom-GTI, le CEO entretient son réseau.
Idem avec les milieux académiques -l’ULB dont il est issu, en particulier. «On peut être prestataire de service et néanmoins préserver un esprit et un intérêt scientifique». Côté recrutement, en particulier, ça permet d’identifier et attirer de jeunes talents.
Bref, une approche différente, qui fait sens dans un environnement financier qui a montré ses limites.
Jusqu’ici financée sur fonds propre, DS Improve entend préserver son indépendance… même s’il lui faudra désormais recourir au support des banques pour concrétiser ses objectifs de croissance. Guy De Smet vise le seuil des 3,5 millions d’EUR à fin 2009, soit un doublement par rapport à 2007. «C’est une projection réaliste: nous avons beaucoup investi en 2008; nous devrons en tirer les bénéfices au cours de cet exercice…»



